Avoir des enfants rapprochés, ce n'est pas pour tout le monde.


Lorsqu’on a pris la décision de fonder une famille, mon mari et moi avions convenu que nous voulions des enfants rapprochés sans vraiment savoir ce que ça impliquait. Rapprochés, pour nous, signifiait avoir au plus deux ans et demi entre les bébés. Pourtant la vie en a décidé autrement parce qu'à peine âgé de 6 mois, mon premier deviendrait bientôt grand frère.

À vrai dire cela a eu l’effet d’une bombe dans notre couple car on ne s’attendait pas du tout à ça! Un bébé surprise comme on dit ! Idriss venait à peine de sortir de sa phase nouveau-né que je la machine à production était déja en marche. Cela m’a pris un bon moment avant d’accepter cette grossesse et à me faire à l’idée que dans l’espace de quelques temps j’aurai deux bébés à charge. On s’est aussi motivé en nous disant que ce serait « la phase bébé » pour quelques années et ensuite on pourrait passer à une autre étape, qu’ils grandiront ensemble, qu’ils seront inséparables, etc, etc…

Avoir des bébés rapprochés, dans mon cas, 15 mois d’écart, ce n’est pas fait pour tout le monde. Je dis cela car c’est un challenge pas toujours facile à relever! Si les défis te font peur, oublie ça. C’est dur sur le corps, sur le moral, sur le couple. Toutefois, le résultat de ce travail acharné en vaut définitivement la peine. Maintenant que les boyz sont rendus assez « grands » (16 mois et deux ans et demi) , je peux davantage passer du temps de qualité avec eux.

La période la plus dure a été celle d’adaptation, c’est-à-dire les trois premiers mois. Entre l’arrivée du bébé (et tout ce qui vient avec!), l’allaitement et les crises de jalousies du plus vieux, cette phase d’ajustement est éprouvante pour tout le monde. Les deux évoluent sur un rythme différents, alors tu n’arrêtes JA-MAIS. Des dodos synchronisés ? Oublions ça! Un s’endort, l’autre se réveille .

Alors, avoir deux bébés rapprochés, ça implique quoi?

C’est avoir le sentiment de ne jamais en faire assez, de toujours manquer de temps, C’est se sentir « coupable» de donner moins d’attention au plus vieux . C’est de souvent faire passer les besoins du petit frère en premier et de feeler poche en titi.

C’est avoir deux bébés qui partagent les mêmes besoins en même temps. C’est vouloir se séparer en deux pour allaiter son 3 mois et donner le biberon à son 18 mois en simultané.

C’est en déposer un et tout de suite en prendre un autre. C’est avoir la force d’Hulk quand les deux sont fatigués et que tu les portes à bout de bras.

C’ est avoir une organisation du tonnerre pour les routines, les sorties, le quotidien quoi! C’est tout prévoir à l’avance pour éviter le chaos, la symphonie de pleurs.

C'est être en pleurs, les trois dans le lit et espérer le retour immédiat de papa.

C’est pouvoir souffler un peu lorsque le plus jeune commence à se déplacer seul . C’est avoir une petite larme au bord de l’oeil la première fois que tu les entends rire ensemble aux éclats. C’est de trouver ça beau quand un se réveille et réclame la présence de l’autre qui, lui, dort encore.

C’est d’être fière d’avoir créé cette fratrie si précieuse. C'est d'observer le plus jeune toujours en train d'imiter son grand frère. C'est de les habiller pareil parce que je trouve ça cute deux p'tits gars qui matchent !

Avec du recul, on ne regrette pas notre décision . Certes, nous avons eu notre lot d'épreuves mais on peut dire que c'est maintenant le calme après la tempête.

C'est comme courir le marathon. Au début tu rush pour trouver ton rythme mais une fois la bonne vitesse atteinte, c'est plus facile de voir la ligne d'arrivée.

#maternité #bébésrapprochés

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